Chronique d'histoire : 1950 - La formation dans les nouveaux centres de secours ruraux

Publié le 15 octobre 2025

La volonté de création des premiers centres de secours ruraux actée dès 1946 s’assortissait d’une évidence : l’impératif de formation de ces nouveaux sapeurs-pompiers.

Plan de travail 1Source : Sapeurs-pompiers Guillaumes

Et si les chefs de corps avaient bénéficié en août 1957 d’un stage obligatoire réalisé au centre départemental des services d’incendie de Nice, il fallait maintenant les aider à former les personnels au sein des centres.

Rappelons qu’à l’époque, nos centres ruraux sont dotés d’un unique engin, le plus souvent un fourgon d’incendie normalisé dont l’histoire de l’acquisition fit l’objet de ma précédente chronique.

 L’effectif des centres correspond au nombre de places du fourgon : 12 hommes.

Plan de travail 2Source : Sapeurs-pompiers Saint-Etienne-de-Tinée

Enfin ces centres ruraux initialement au nombre de 8 : Guillaumes, Puget-Théniers, Saint-Auban, Saint-Etienne-de-Tinée, Saint-Martin-du-Var, Saint-Martin-Vésubie, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Sospel sont renforcés dès 1950 par la création des corps de L’Escarène, Levens, Roquestéron, Tende.

Puis naîtrons en 1951 les corps d’Andon, Bar-sur-Loup, Breil-sur-Roya, Contes, Coursegoules, Roquebillière, Saint-Vallier-de-Thiey, Villars-sur-Var. 

L’énumération de toutes ces communes permet de mesurer le chemin accompli en moins de 5 années pour doter notre département d’un service incendie de qualité et de proximité.

Par-delà l’entretien du matériel qui fait l’objet de soins attentifs tant du conducteur-mécanicien de chaque centre que de la direction départementale qui, semestriellement, envoie un mécanicien assurer une inspection avec un officier, il faut former nos nouveaux pompiers.

Alors, pour aider les chefs de corps locaux à parfaire l’instruction des personnels, il va être fait appel à l’encadrement des unités déjà existantes qui, au rythme d’un dimanche par mois se rendra au sein des communes, sièges d’un centre de secours pour organiser des manœuvres qui se réalisaient souvent en présence des élus locaux toujours invités.

Ainsi, par exemple, en ce dimanche 21 octobre 1951, les pompiers de Saint-Auban, commandés par l’adjudant Paul BERNARD, Chef de corps effectuaient à Valderoure un exercice dont le thème était un feu de grange avec propagation.

Après explication de la manœuvre et un premier essai sans eau, la mise en route des pompes permettra de mesurer le niveau de formation des personnels et de vérifier la bonne marche du matériel.

Animateur de l’exercice, le sous-lieutenant Jean COURAUD, officier professionnel du corps de Cannes précisera dans son rapport à l’inspecteur départemental « Bonne tenue du personnel-matériel en bon état »

Plan de travail 3Source : Archives SDIS 06

Parfois ces entrainements réunissaient plusieurs corps, celui du 1er juillet 1951, réalisé à Turini, aura même les honneurs de la presse.

Plan de travail 4Source : « le Patriote » du 17 juillet 1951

Mais… le Commandant BRUNETON, inspecteur départemental et infatigable initiateur de ces créations de corps de pompiers n’avait-il pas écrit au préfet le 19 décembre 1950 dans son rapport sur l’activité des nouveaux centres d’incendie et de secours :

« La façon dont ceux-ci se sont comportés me parait être un excellent témoignage de l’efficacité de l’organisation des services d’incendie et de secours ».

Alain BERTOLO

14 octobre 2025

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