Deux CTA pour l’ensemble du département - L’arrondissement de Grasse a basculé…sans encombre

Publié le 14 mars 2013

Depuis mardi 6 heures, le CTA de l’arrondissement de Grasse est opérationnel. Au-delà de ce constat et de ces quelques mots, il y a des années de travail (le marché pour les CTA des arrondissements de Nice et de Grasse a été notifié le 22 janvier 2010) ainsi que la mobilisation de plusieurs groupements fonctionnels et territoriaux.

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Directeur du projet, le colonel Marc Montalti, adjoint au directeur en charge de l’organisation opérationnelle, revient sur les raisons de cette opération.

-Que s’est-il exactement passé mardi à 6 heures ?

-MM. Nous avons procédé à la mise en service opérationnelle du nouveau centre de traitement de l’alerte de l’arrondissement de Grasse lequel, pour une population d’environ 570.000 personnes, sera amené à gérer 55.000 sorties annuelles. Un CTA installé à Cagnes-sur-Mer et placé sous la responsabilité du capitaine Marc Barontini.
A 6 heures, « nous étions près de 50 sur le pont, dont la première équipe de dix agents dédiés à la réception de ces alertes ». A mes côtés, l’équipe projet conduite par le commandant Christian Ruggieri, les chefs des groupements territoriaux Ouest et Centre et leurs cadres, les chefs des groupements fonctionnels Opérations et Informatique avec ses équipes techniques (informatique, téléphonie, transmissions), et des représentants des sociétés prestataires.

-Pour mémoire, qu’est-ce que SIOP ?

-MM. Il s’agit du système d’informatisation opérationnel partagé, distribué sous le vocable Artemis par la société SIS.

-Comment s’est déroulé ce basculement sur un seul CTA pour l’arrondissement ?

-MM. L’ensemble des forces vives investies sur ce projet depuis des mois a constaté avec satisfaction la pertinence de ses travaux préalables. Ainsi à 10 heures du matin, 98% du routage des appels sur le 18 ou le 112 avaient été réalisés sans encombre par France-Télécom. Des appels qui, jusqu’à ce jour, arrivaient sur les CTA de Cagnes-sur-Mer, de Cannes-la-Bocca pour l’Ouest et sur la structure 112 à l’Etat-major.

-Quel premier bilan pouvez-vous tirer de cette opération aussi matinale que délicate ?

-MM. Ce bilan est positif dans la mesure où jamais la gestion de la chaîne des secours n’a été affectée et la montée en puissance a été graduée. Il est vrai que l’équipe du CTA avait bénéficié au préalable de multiples formations et le paramétrage du logiciel pour l’arrondissement avait été testé quotidiennement par les équipes des GT afin détecter les incohérences, tant fonctionnelles que techniques.
Aucun appel ne s’est perdu. Aucun départ n’a pas été pris en charge et ces agents se sont remarquablement appropriés ce nouveau logiciel.
Ce succès est avant tout celui d’une équipe pluridisciplinaire. Il résulte de la conjugaison de toutes les énergies, des talents et du professionnalisme de tous : PATS, SPP, SPV, services techniques, groupements fonctionnels et territoriaux qui ensemble, ont travaillé pour la performance du SDIS 06. En cela, ils ont répondu au souhait exprimé en son temps par le Président Eric Ciotti et notre directeur, le colonel Patrick Bauthéac.

-Il vous reste une étape à franchir.

MM. Effectivement, la troisième et dernière étape sera le transfert du CODIS de Villeneuve-Loubet à Cagnes-sur-Mer dans les locaux préalablement occupés par le CTA Centre. Nous nous sommes fixés pour objectif de la réaliser avant la période estivale et la saison des feux de forêts.

-Pour un coût global de …

-MM. 7 millions d’euros pour que, d’un point de vue technique et logiciel (informatique, réseaux, transmissions), nous puissions bénéficier de deux CTA d’arrondissement coordonnés par un CODIS.
De 12 structures d’alerte initiale, nous sommes passés à 6…et aujourd’hui à deux, sécurisées, interdépendantes et pouvant se substituer l’une à l’autre.

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