Hygiène et sécurité - Attention à la bague au doigt...

Publié le 03 avril 2012

La mission hygiène et sécurité attire l’attention sur les risques d’accidents liés au port de bagues et d’alliances pouvant être lourds de conséquences. On compte plus de 350 accidents graves par an, près d’une amputation par jour.

Dans le monde du travail, le nombre des accidents de la main est constant depuis quelques années : environ 530000 par an.

Les lésions digitales liées aux bagues et alliances sont parmi les accidents de la main les plus graves et les plus difficiles à traiter. La traction d’une bague sur un doigt provoque le « ring finger » : nerfs, vaisseaux, tendons et système ostéo-articulaire ne cèdent pas au même niveau, cela conduit à un « dégantement » partiel ou total du doigt. Les chirurgiens doivent arbitrer entre préjudice esthétique et fonctionnalité mais la perte du doigt peut s’avérer définitive.

Le coût d’une blessure à la main varie de 7500 à 20000 euros.

Les cas d’accident les plus fréquents sont :

- en sautant d’un véhicule,

- en retombant d’un grillage,

- par un objet en mouvement,

- en s’accrochant à un clou,

- en tombant d’un escabeau,

- en accrochant ses clés,

- en claquant une porte,

- en plongeant,

- en sautant d’un bateau.

Différentes pistes sont étudiées pour renforcer la prévention de ce risque :

- inciter les professionnels de la bijouterie à mener une réflexion sur l’intégration du risque dans la fabrication des bagues.
- fendre l’anneau

Dans de nombreux règlements intérieurs, les bagues sont interdites mais les alliances sont tolérées, ces dernières revêtant un caractère particulier.

Le règlement intérieur ne peut apporter de restrictions aux libertés individuelles qui ne soient pas justifiées par la nature des tâches. Donc, une interdiction de port ne peut être envisagée que sur un poste spécifique, avec un risque latent clairement identifié.

Le même problème peut se poser avec une montre, un bracelet....et un poignet !

Soyez vigilant et prudent.

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