Chronique d'histoire : Le PARIS-NICE du Camion-citerne Feux de Forêts Lourd BERLIET GLB 19
Publié le 22 juillet 2026
L’histoire du jour s’est déroulée en juillet 1957, elle va nous permettre d’aller à la découverte ou la redécouverte d’un engin lourd pour la lutte contre le feu de forêt, le « BERLIET GLB 19 ».
Acquis en 6 exemplaires par notre service départemental et portant les numéros 58 à 63, ces véhicules 4 x 4 étaient pour l’époque un modèle de puissance et modernité.
Source : Sapeurs-pompiers Cagnes-sur-Mer
Citerne de 2 500 litres d’eau, pompe entrainée par le moteur de traction du véhicule pouvant débiter 1 000 litres d’eau par minute, motopompe d’un débit de 100 litres par minute permettant l’extinction alors que le véhicule est en déplacement, banquette extérieure de 5 places permettant avec les 3 autres places disposées en cabine l’emport de 8 sapeurs-pompiers.
En plus des larges coffres renfermant matériel et tuyaux et pour rendre l’engin polyvalent, un dispositif en toiture permet l’emport d’une échelle à coulisse grand modèle.

Source : Archives Sdis 06
Mais revenons à notre histoire… C’est celle d’un long périple…
Partis en train d’Antibes et Nice avec le commandant BRUNETON, inspecteur départemental, deux conducteurs mécaniciens allaient « tester » l’un des véhicule en assurant par la route le voyage Paris-Nice.
Arrivés au petit matin via le train de nuit, nos conducteurs mécaniciens participaient le lundi 1er juillet au siège es établissements BERLIET de Courbevoie aux essais hydrauliques avant d’effectuer, le lendemain, les essais routiers avec les techniciens de l’usine.
Puis allait débuter un voyage de deux journées entre Paris et la Côte d’Azur par la célèbre Route Nationale n° 7.
Le déroulement du périple allait impliquer l’obligation pour le constructeur d’apporter quelques modifications à la conception des engins.
C’est au travers des lignes adressées au constructeur par le commandant BRUNETON que nous pouvons imaginer les conditions du voyage.
D’abord, la vaporisation de l’’essence arrêtant le moteur « cet incident s’est reproduit, au cours de notre voyage de retour à de très nombreuses reprises. Notre mécanicien a dû procéder à plusieurs démontages et changer notamment les membranes de la pompe à essence et la canalisation flexible d’alimentation. Je ne pense pas devoir insister sur la gravité de pareils incidents lors d’un incendie de forêts, la rapidité du déplacement du foyer exigeant de la part des engins de lutte, tant au point de vu de leur efficacité qu’à celui de la sécurité es personnels, des déplacements sûrs et immédiats. »
Ensuite la chaleur en cabine « « je dois vous signaler que la température qui régnait dans la cabine du conducteur était insupportable. Notre conducteur qui a dû conduire torse nu durant tout le trajet, s’est brûlé au coude droit au seul contact de la tôle du capot ».
Source : Archives Sdis 06
Notre inspecteur départemental va demander deux modifications majeures : l’amélioration de l’isolement thermique du système d’alimentation d’essence par rapport au bloc moteur et l’augmentation « considérable » de l’aération de la cabine conducteur.
Source : Sapeurs-pompiers Nice
Dès le 9 juillet 1957, avec une réactivité exemplaire, le constructeur allait décider de modifications entérinées par le commandant BRUNETON le 15 juillet 1957
Dotés d’un ventilateur de toiture, d’un système de refroidissement moteur par augmentation du radiateur, et mis en service le 3 août 1957, nos camions allaient entamer une longue carrière sur nos maralpines terres.
Jugez plutôt : le dernier sera réformé en 1989.
Alain Bertolo
15 juillet 2026
Ce 17 juin 1971, Monsieur Albert BONHOMME, maire de Castagniers adresse un courrier au préfet des Alpes-Maritimes.



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