Chronique d'histoire : Le règlement du service départemental d’incendie de 1956
Publié le 01 juillet 2026
C’est un document publié il y a 70 ans que nous allons évoquer aujourd’hui : le règlement du service départemental de protection contre l’incendie.
Ce texte, signé par le préfet MOATTI, le 28 mai 1956, va nous permettre un panorama sur les corps de sapeurs-pompiers qui existaient à l’époque mais aussi rappeler quelques points d’organisation.
On y retrouve « le service départemental de protection contre l’incendie, établissement public départemental, s’étend à toutes les communes du département, qu’elles possèdent ou non un corps de sapeurs-pompiers »
Si dans son article 3, le règlement rappelle que chaque commune est rattachée à deux centres de secours (de premier et deuxième appel), il précise aussi l’importance des ressources en eau « suffisantes pour le service d’incendie et de la rapidité des interventions des secours, l’aménagement des points d’eau sera poursuivi en première urgence à la charge des collectivités locales ».
Source : Archives Sdis 06
Sont traités aussi : l’indispensable fourniture par les communes des plans topographiques des secteurs et des établissements à risques, la mise à disposition des matériels et leur réparation, le rôle de l’inspecteur départemental des services d’incendie assisté des inspecteurs-adjoints et l’instruction « théorique, technique et pratique des sapeurs-pompiers »
Ainsi, il est loisible de découvrir ou redécouvrir, que déjà, l’importance des manœuvres inter-centres participait grandement à la formation de nos pompiers. Encadrées par un gradé venant du centre de secours principal de rattachement. Elles permettaient pour les personnels des corps ruraux, qui souvent ne possédaient qu’un seul engin, de travailler avec les corps voisins.
A titre d’exemple, ce dimanche 2 octobre 1955, sous l’autorité du Capitaine COCHET commandant le corps de Cannes, les sapeurs-pompiers des centres d’Andon-Thorenc et Saint-Vallier-de Thiey s’étaient retrouvés au Logis-du-Pin pour un exercice dont le thème était un feu de distillerie.
Source : Archives Sdis 06
Et nos corps de pompiers de 1956…
Il y avait à l’époque, cinq corps qui disposaient d’un effectif de sapeurs-pompiers professionnels : Antibes, Cagnes-sur- Mer, Cannes, Menton et Nice.
24 centres composés de sapeurs-pompiers volontaires assuraient le fonctionnement des secours à : Andon-Thorenc, Bar-sur-Loup, Breil-sur-Roya, Contes, Coursegoules, La Brigue, L’Escarène, Guillaumes, Grasse, Lantosque, Levens, Puget-Théniers, Roquebillière, Roquestéron-Puget, Saint-Etienne de Tinée, Saint-Martin-Vésubie, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Saint-Vallier-de Thiey, Sospel, Tende, Vence et Villars-sur-Var.
Pour nombre d’entre-eux, crées depuis moins d’une décennie et nommés « centres de secours ruraux » l’effectif se composait d’une douzaine de pompiers commandés par un adjudant.
Source : Sapeurs-pompiers Contes
Retour sur le règlement et son article 6 pour le mot de la fin :
« L’intervention rapide des secours étant fonction d’une bonne organisation de l’avertissement par le public et de l’alerte des sapeurs-pompiers, toutes les communes devront prendre les dispositions nécessaires pour que soit connu de la population le numéro de téléphone du centre de secours de premier appel (…) Chaque centre de secours devra disposer de moyens appropriés pour l’appel des sapeurs-pompiers ».
Alors, à l’exception de Cannes et Nice, c’était la sirène qui, de son meuglement modulé, appelait les hommes… Jour et nuit…
Source : Sapeurs-pompiers Peille
… Et en ville ou au village, tous savaient que « leurs » pompiers partaient au feu…
Alain Bertolo
30 juin 2026
Ce 17 juin 1971, Monsieur Albert BONHOMME, maire de Castagniers adresse un courrier au préfet des Alpes-Maritimes.



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